Combien de calories brûles-tu par jour sans rien faire ?
Au repos, ton corps brûle 1 300 à 1 800 kcal par jour, soit 60 à 70 % de ta dépense. Comment le calculer, ce qui le fait varier et quel déficit viser pour maigrir.

Sommaire
- Ce que ton corps dépense sans que tu bouges
- Calculer ton métabolisme de base
- Pourquoi deux personnes du même poids n’ont pas la même dépense
- Pourquoi un déficit trop sévère se retourne contre toi
- Les appareils qui estiment ta dépense
- Utiliser le chiffre pour ton propre programme
- Tes questions sur la dépense au repos
Allongée sur le canapé toute la journée, ton corps brûle quand même 1 300 à 1 800 kcal, selon ton sexe, ton âge, ta taille et ton poids. C’est le métabolisme de base : l’énergie dont ton corps a besoin pour respirer, faire battre ton cœur, garder sa température et renouveler ses cellules. Chez un adulte plutôt sédentaire, il représente à peu près 60 à 70 % de la dépense totale de la journée.
Cette part est la plus grosse de ton bilan, et c’est aussi la plus mal estimée. Voici comment la calculer, ce qui la fait varier et comment t’en servir sans te tromper de déficit.
- Le métabolisme de base d’un adulte se situe en général entre 1 300 et 1 800 kcal par jour. Il est plus haut chez l’homme et chez les personnes plus grandes ou plus musclées.
- La formule de Mifflin-St Jeor en donne une estimation correcte avec ton poids, ta taille et ton âge.
- La dépense totale s’obtient en multipliant ce chiffre par un coefficient d’activité. C’est sur ce total qu’on retire 300 à 500 kcal pour maigrir.
- Descendre sous ton métabolisme de base ne fait pas maigrir plus vite : ça te fatigue et ça fait perdre du muscle.
Ce que ton corps dépense sans que tu bouges
Ta dépense énergétique se répartit en trois blocs. Le premier, c’est le métabolisme de base. Le deuxième, la digestion des aliments, pèse autour de 10 % du total. Le troisième regroupe tout ce que tu fais : marcher, monter des escaliers, faire le ménage, t’entraîner. Les pas du quotidien, ceux qu’on ne compte pas comme du sport, font une vraie différence : deux personnes qui font la même séance de sport peuvent finir la journée à 300 kcal d’écart selon leur façon de bouger le reste du temps.
Le métabolisme de base, lui, tourne en permanence. Tu ne peux pas le sauter un jour de fatigue, mais tu peux le faire baisser à force de restrictions, ce qu’on verra plus loin.
Calculer ton métabolisme de base
La formule de Mifflin-St Jeor, publiée en 1990, est l’une des plus utilisées en nutrition. Elle remplace dans la pratique celle de Harris-Benedict, plus ancienne :
- Femme : (10 × poids en kg) + (6,25 × taille en cm) − (5 × âge) − 161
- Homme : (10 × poids en kg) + (6,25 × taille en cm) − (5 × âge) + 5
Pour une femme de 35 ans qui pèse 65 kg et mesure 1,65 m, le calcul donne environ 1 345 kcal. Pour un homme de 35 ans, 80 kg et 1,78 m, on arrive à 1 740 kcal. Ces chiffres restent des estimations : seule la calorimétrie indirecte, en laboratoire, mesure la dépense réelle.
Pour passer au besoin total, on multiplie par un coefficient d’activité. Les valeurs ci-dessous sont les repères les plus répandus, à prendre comme des ordres de grandeur.
| Ton quotidien | Coefficient | Exemple pour 1 345 kcal de base |
|---|---|---|
| Très sédentaire, bureau, peu de marche | 1,2 | environ 1 615 kcal |
| Légèrement actif, 1 à 3 séances par semaine | 1,375 | environ 1 850 kcal |
| Actif, 3 à 5 séances par semaine | 1,55 | environ 2 085 kcal |
| Très actif, entraînement quasi quotidien | 1,725 | environ 2 320 kcal |
La plupart des personnes que je conseille se classent trop haut dans ce tableau. Une séance de 45 minutes ne transforme pas un travail de bureau en métier actif : si tu hésites entre deux lignes, choisis la plus basse.
Pourquoi deux personnes du même poids n’ont pas la même dépense
Le muscle consomme plus d’énergie au repos que la graisse, même s’il pèse peu à l’échelle de la journée. Avec la même balance et la même taille, une personne qui a plus de masse maigre dépense davantage. L’âge joue aussi : la masse musculaire diminue avec le temps, et la dépense baisse, surtout autour de la ménopause. Les hommes, plus musclés en moyenne, partent plus haut à poids égal.
Le sommeil compte, lui aussi : quand il manque, l’appétit et la fatigue font souvent bouger moins et manger plus. Si ta dépense te semble anormalement basse malgré une alimentation correcte, une fatigue durable ou une prise de poids sans explication méritent un avis médical (thyroïde, notamment), pas un nouveau régime.
Pourquoi un déficit trop sévère se retourne contre toi
Quand l’apport baisse fortement, le corps s’adapte : il bouge un peu moins sans que tu t’en rendes compte, il récupère moins bien et il puise dans le muscle. On parle d’adaptation métabolique. Résultat, la balance stagne alors que tu manges très peu, et la frustration monte.
La HAS recommande, dans sa prise en charge du surpoids de l’adulte, une perte progressive, avec un objectif de 5 à 10 % du poids initial au départ. Un déficit de 300 à 500 kcal par rapport à ta dépense totale (pas par rapport au métabolisme de base) correspond à un rythme de l’ordre de 0,5 kg par semaine. Au-delà, il faut un suivi médical. Pour savoir ce que ça donne dans une assiette, regarde ce que contient un menu à 1 200 calories : tu verras qu’il laisse peu de marge et ne convient pas à tout le monde.
Manger durablement en dessous de ton métabolisme de base expose à la fatigue, aux carences et à la perte de muscle. Si tu as une pathologie, un traitement, si tu es enceinte ou allaitante, ou si tu as déjà fait des régimes très stricts, fais-toi accompagner par ton médecin ou un diététicien avant de réduire tes apports.
Les appareils qui estiment ta dépense
Une balance impédancemètre affiche souvent un « métabolisme de base ». C’est un calcul à partir de ton poids, de ta taille et d’une estimation de masse grasse, donc une estimation de plus, pas une mesure. Elle sert à suivre une tendance sur des semaines, avec les mêmes conditions de pesée. Dans la rubrique balances connectées et impédancemètres, les fiches précisent ce que chaque modèle mesure et quelles données il remonte.
Utiliser le chiffre pour ton propre programme
Commence par calculer ton métabolisme de base, multiplie-le par le coefficient d’activité qui te correspond, puis retire 300 à 500 kcal. Garde ce total en tête pendant 3 semaines, pèse-toi à intervalles réguliers et ajuste si besoin. Recalcule tous les 5 kg perdus, puisque la dépense baisse avec le poids.
Indique ta situation pour voir par où reprendre :
Quelle est ta situation face à ton métabolisme ?
Quand l’apport baisse fortement, le corps s’adapte : il bouge un peu moins sans que tu t’en rendes compte, il récupère moins bien et il puise dans le muscle. Reviens à un déficit de 300 à 500 kcal sous ta dépense totale, garde des protéines à chaque repas, et fais-toi accompagner par un médecin ou un diététicien si tu as déjà enchaîné des régimes stricts.
Calcule ton métabolisme de base avec la formule de Mifflin-St Jeor, puis multiplie-le par ton coefficient d’activité, en prenant la ligne la plus basse en cas de doute. Retire ensuite 300 à 500 kcal à ce total, jamais au métabolisme de base lui-même, sous lequel tu ne descends pas.
Les pas du quotidien font une vraie différence : deux personnes qui font la même séance peuvent finir la journée à 300 kcal d’écart. Marcher 30 minutes presque chaque jour augmente ta dépense sans toucher à ton assiette.
Pour que ce déficit soit tenable, répartis les apports sur la journée. Un petit-déjeuner qui tient évite beaucoup de grignotages de milieu de matinée, et des protéines à chaque repas protègent le muscle pendant que tu perds du poids. Marcher 30 minutes presque tous les jours, comme le rappelle Ameli, augmente ta dépense sans toucher à l’assiette.
Tes questions sur la dépense au repos
Combien de calories brûle une femme au repos sur 24 heures ?
Pour une femme adulte, le métabolisme de base se situe en général entre 1 200 et 1 600 kcal par jour selon l’âge, la taille et le poids. Avec la formule de Mifflin-St Jeor, une femme de 35 ans, 65 kg et 1,65 m tombe autour de 1 345 kcal. C’est une estimation, pas une mesure.
Marcher 30 minutes par jour change-t-il vraiment ma dépense ?
Oui, c’est une activité modérée qui s’ajoute à ton métabolisme de base sans toucher à l’assiette. Elle ne le fait pas monter par elle-même, mais elle augmente ta dépense totale et protège ta masse musculaire pendant un déficit. L’important est de la répéter presque chaque jour.
Que donne un déficit de 500 kcal par jour sur la balance ?
Retirer 500 kcal chaque jour à ta dépense totale donne en général une perte de l’ordre de 0,5 kg par semaine au départ, puis le rythme ralentit. Le calcul reste une moyenne : le poids varie d’un jour à l’autre avec l’eau, le sel et le cycle. Regarde la tendance sur 3 à 4 semaines.
Peut-on manger moins que son métabolisme de base pour maigrir plus vite ?
Ça paraît logique, mais ça se retourne vite contre toi. Tu perds du muscle, tu t’épuises et tu reprends souvent le poids perdu. Applique le déficit à ta dépense totale, pas au métabolisme de base. Sous ce seuil, mieux vaut un suivi médical ou diététique.
Gagner du muscle augmente-t-il vraiment le métabolisme de base ?
Un peu. Le muscle dépense plus que la graisse au repos, mais l’écart reste modeste : quelques dizaines de kcal par jour pour plusieurs kilos de muscle en plus. L’intérêt de la musculation tient surtout à la dépense des séances et au maintien de la masse maigre pendant un régime.

Spécialisée en perte de poids, je pratique le kickboxing, le fitness et la musculation depuis douze ans, et j’accompagne mes clientes à la maison. Je teste chaque produit avant d’en parler.



























